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Sébastien Garnaud
“Au commencement du monde Était le Baobab...”
Un des plus vieux arbres du monde s’offre une nouvelle jeunesse grâce à une association aulnaysienne INECOBA et son fondateur, Sébastien Garnaud.
À la création du monde, le Baobab ne cessait de se plaindre. Mal placé, il avait toujours trop froid, trop chaud, trop de vent ou trop de pluie. Les dieux excédés l’ont saisi et lancé sur la Terre. Il a atterri la tête en bas ce qui lui vaut depuis son surnom et son allure étrange. De retour d’un voyage en famille au Sénégal il y a dix ans, Sébastien Garnaud intrigué par l’arbre symbole du pays se lance dans la collecte d’informations sur le Baobab. “Je cherchais juste des renseignements” explique t-il. C’est ainsi que commence l’histoire de Sébastien et des Baobabs. Pour ce géologue, diplômé en sciences de la terre, la recherche de documentation est chose courante. Ce qui l’est moins, c’est l’absence quasi-totale d’information. Les rares documents sur le Baobab que Sébastien trouve sont soit erronés, soit en anglais.Il entame donc un travail de recherches approfondies, étoffe ses connaissances, rédige des notes pour finir en décembre 2007 par créer une association, INECOBA : Institut pour l’Étude et la Conservation du Baobab. Basée à Aulnay, ville dans laquelle Sébastien réside depuis 7 ans, l’association vise à promouvoir l’arbre et ses utilisations, favoriser l’étude et la préservation des espèces et aider à la plantation de nouveaux arbres. Si le Baobab n’est pas un arbre en voie de disparition, il n’en est pas moins une espèce vieillissante. “Depuis 200 ou 250 ans, il n’y a plus de régénérations. On ne trouve pratiquement plus que des vieux arbres, les jeunes pousses et les feuilles sont données au bétail et l’arbre étant sans feuilles neuf mois par an, il n’a pas la possibilité de se reproduire”, explique Sébastien. L’association travaille au Sénégal avec la seule pépinière d’Afrique labellisée “commerce équitable international”. On y fait pousser des jeunes plants, destinés à reboiser certains villages ou à être vendus en Europe dans les jardineries. Mais depuis deux ans, c’est une nouvelle utilisation de l’arbre qui intéresse chercheurs et nutritionnistes. La pulpe du fruit, sèche et réduite en poudre, est naturellement riche en vitamines et en calcium. Son goût acidulé offre la possibilité de la consommer sans ajouts chimiques. Il suffit de mélanger la pulpe en poudre à de l’eau pour obtenir une boisson énergisante 100% naturelle. “En Afrique, l’on connaît les vertus du Baobab depuis toujours, mais il fallait une autorisation de la Communauté Européenne pour sa consommation et sa vente ici”, détaille Sébastien. Le développement de ce commerce va augmenter la plantation de jeunes arbres sans priver la population puisque seule 10% de la production actuelle est consommée localement. L’association propose aussi des kits de découverte de l’arbre à destination des enfants. Les enseignants se l’arrachent. L’on y trouve des graines à faire germer, des documents sur l’arbre et l’Afrique, des fiches d’activités et tout une possibilité d’apprendre de façon ludique autour du Baobab. L’association a participé aux animations du Téléthon à Aulnay en décembre dernier et l’on pourra la retrouver lors de la prochaine Fête de l’arbre, tout naturellement.
INECOBA
5, rue Julien Mira
Secretariat@inecoba.fr
ou www.inecoba.fr
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